Le restaurant de l'amour retrouvé

 

Présentation de l'éditeur :

Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d'un chagrin d'amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l'art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.

Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.

Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l'épice secrète est l'amour.

Un extrait :

"Me frayant un passage sur la sente derrière la maison, j'ai gravi d'une traite la côte vers ce lieu de mon enfance. C'est une petite colline sur laquelle se dresse un figuier d'une taille exceptionnelle. en dix ans, je n'avais pas eu une seule fois envie de voir ma mère, mais ce figuier, lui, m'avait manqué, et je l'avais cherché en rêve à de multiples reprises. [...]

A vingt-cinq ans, je pesais plus lourd qu'autrefois, mais je suis quand même parvenue à grimper à l'arbre comme avant. Dix années s'étaient écoulées et son troc s'était un peu épaissi. Ses branches étaient devenues plus robustes. J'ai eu l'impression que le figuier aussi se réjouissait de nos retrouvailles." (Page 38)

"Ce n'était pas quelque chose que l'on m'avait appris et je ne savais d'ailleurs pas exactement quand j'avais commencé à la faire, mais avant de cuisiner, je suivais toujours le même rituel. J'approchais mon visage, mon nez, des aliments, j'écoutais leur "voix". Je les humais, les soupesais, leur demandais comment ils vouliaent être cuisinés. Alros, ils m'apprenaient eux-mêmes al meilleure façon de les accommoder.

Ce n'était peut-être qu'une illusion, mais j'entendais bel et bien leur voix ténue. Ensuite, je m'agenouillais en esprit et priais les divinités de la cuisine." (Page 80)

Mon avis :

C'est un livre que j'ai lu très rapidement... dans un aller-retour sur Paris. La couverture me plaîsait beaucoup... mais il n'y a pas qu'elle !
J'ai été immédiatement prise par l'écriture, les descriptions simples, le contexte de ce livre. C'est un livre "zen" qui fait du bien, mais qui peut peut-être présenter quelques longueurs. Mais, comme le livre est court, je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer.

Le début du roman décrit le retour de Rinco dans son village natal et l'ouverture du restaurant "L'Escargot". La seconde partie du livre va décrire les plats bios, les clients. Et pour finir, l'auteure décrira les relations difficiles entre Rinco et sa mère, et le secret de sa naissance.

Une littérature japonaise douce, poétique et touchante.

Ma note :

2 étoiles